En bédéphiles que vous êtes vous n’êtes certainement pas sans savoir que le festival d’Angoulême se déroule du 26 au 29 de ce mois. Nous avons donc décidé de jeter un œil aux nominés de cette année. Évidemment, la liste est très longue et nous ne pourrons pas tout lire mais parmi les titres retenus, le tome 2 des vacances de Jésus & bouddha a attiré notre attention.
Pour bien faire nous avons donc commencé par le premier tome (logique) de cette série qui en compte sept au Japon.
Jeezas 4 ever
Après avoir bien veillé sur les hommes pendant des millénaires, Jésus et Bouddha prennent des vacances sur Terre et ils se retrouvent en colocation dans un petit appartement de Tokyo... Le synopsis est alléchant, c’est le moins qu’on puisse dire. On s’attend donc à un manga déjanté comme savent si bien le faire les japonais et on n’est pas déçu. Les gags s’enchaînent à un rythme effréné et les aventures de J. & B. nous font exploser de rire. L’auteur parvient à nous rendre les deux héros très attachants (on a un petit faible pour Jésus il faut bien l’avouer) et soigne le moindre détail jusqu’aux slogans hilarants des t-shirts de Jésus et Bouddha. Pas besoin d’être un expert en bouddhisme ou en religion catholique pour apprécier ce manga qui sait jouer avec les représentations modernes de la religion.
On n’en dévoilera pas trop sur les aventures de nos deux héros, on vous dira juste que vous êtes certain de passer un bon moment avec ce premier tome !
Quelques vices, quand même...
Ce manga n’a pourtant pas que des vertus et l’on émettra quelques doutes quant à sa capacité à remporter le grand prix. En effet, le problème de ce genre de bd humoristique, c’est le manque de fil conducteur. Les gags sont certes très drôles mais on aimerait une "vraie" histoire qui nous pousserait à acheter tous les tomes de cette série. Or, ce premier volume ne semble pas mettre en place une quelconque intrigue et se contente d’enchaîner les historiettes.
Enfin, qui vivra verra et le grand prix d’Angoulême réserve souvent bien des surprises (on pense à Nonnonba [1], une réelle déception).



