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Métamorphose en bord de ciel

Mathias Malzieu. Flammarion. 22,90 €

lundi 4 avril 2011, par Julie Menez

Pour son troisième roman, "Métamorphose en bord de ciel", Mathias Malzieu s’est entouré d’une pléiade d’artistes contemporain. Leurs différentes contributions servent une histoire touchante et un texte délicat.

Quand le bondissant leader de Dionysos se fait auteur, il faut être prêt au décollage et à le suivre dans son univers onirique et original. Son troisième roman, Métamorphose en bord de ciel, est un bijou de fantaisie et de finesse présenté dans un écrin de papier.

Tom Cloudman, le personnage principal de cette histoire, est le pire cascadeur du monde. S’il rêve de voler comme un oiseau, il est surtout habitué aux mauvaises chutes. Lorsqu’on lui diagnostique un cancer, une grosse "betterave" qui lui pousse dans le corps, Tom se retrouve cloué sur un lit d’hôpital. Se soigner équivaut à être privé de liberté. C’est sans compter sur Endorphine, l’envoûtante femmoiselle qui niche sur le toit de l’hôpital. Cette mystérieuse créature va faire à Tom une proposition qui pourra lui sauver la vie. Mais à quel prix ?

Un conte pour les grands

L’histoire touchante que signe ici Mathias Malzieu s’apparente à un conte pour les grands. Eros et Thanatos se livrent à un drôle de ballet aérien auquel on est forcé d’être sensible. Mathias Malzieu sait comment rendre ses personnages attachants, comment mettre en scène des rencontres improbables. Il faut dire que les 48 illustrations pleine page et en couleur de la version "luxe", d’inspirations diverses et variées, enrichissent encore le texte, proposent des représentations et font travailler l’imaginaire. Parmi la trentaine d’artistes qui ont collaboré : Benjamin Lacombe, Adolie Day, Nicoletta Ceccoli (qui signe la couverture), LostFish et Peggy V.

Livre illustré à la reliure rouge, Métamorphose en bord de ciel a un charme particulier. Tout fonctionne. Jusqu’au grain du papier. Jusqu’au format. L’histoire aurait été médiocre, l’aurait-on autant apprécié ? Mais avec une histoire aussi soignée que son édition "de luxe", on ne se posera pas la question...

Métamorphose en bord de ciel, c’est aussi une exposition, visible jusqu’au dimanche 1er mai, à la galerie L’Art de rien (48, rue d’Orsel, Paris 75018).

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